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Qu'est ce que les journées du forum ? Il s'agit d'un rendez vous annuel organisé sur deux jours proposant la visite de l'Espace historique de Normandie aux membres du forum fédéral de la SGM. Chaque membre peut donc y participer et ainsi découvrir ses interlocuteurs virtuels. Le guidage et l'organisation de la journée sont totalement gratuits. Conviavilité et histoire en sont les lignes directrices. En 2007, les journées du forum se dérouleront sur trois jours, les 1er, 2 et 3 juin 2007 TROISIEME EDITION DES JOURNEES DU FORUM 2 et 3 JUIN 2006 Cette année 2006 est celle du record des participants ; pas moins de 25 personnes sont rassemblées au Café Gondrée dès 09 h 30. juin 1944 (Stephane Delogu) et Kathy, Prosper et Raymonde Vandenbroucke, Hilarion (Philippe Massé) Igor Geiller, Petitpas (Nathalie Mousnier), Audie Murphy (Eric Giguère), Patrick Elie (webmaster DDAY ETAT DES LIEUX) ,Tim Roop et Ellen Peters (USA), Gegebzh (Gérald Perchoc) Philippe et Marie France Tellier; Blackdeath (Raymond) et son frère Alain, Stéphane Simonnet et Christophe Prime (historiens mémorial de CAEN), Laurent et Aurélie Dragon (Organisation et logistique) se sont donné rendez vous autour de quatre vétérans de la Bataille de Normandie : Geoffrey SNEEZUM, 12th Devonshire - Eugène BOSSON, 2ème SAS - Léon GAUTHIER, n° 4 commando, troop 8 - Guy BOUREE, 12ème Rgt de Cuirassiers, Division LECLERC. Seuls manquent à l'appel Sébastien Fidon (retenu par son travail) et Philippe Plougonven (Zgor, le benjamin de l'équipe, rattrapé par ses études) , pour lesquels nous avons une pensée émue. L'amalgame se fait immédiatement entre "anciens" et "nouveaux" (Blackdeath et Nicky, Gegebzh), l'esprit des Journées du Forum souffle de nouveau sur la Normandie. Après le traditionnel café d'accueil , notre cortège s'ébranle et se recueille à Ranville, sur la tombe du Père René de Naurois, aumônier du commando Kieffer en juin 1944. Nos premiers instants suscitent d'emblée une grande émotion, face au seul Français à la fois compagnon de la libération et Juste parmi les Nations d'Israël. M. Sneezum, l'espace de quelques instants nous fait revivre son combat atypique à l'intérieur du cimetière, le 6 juin 1944 : les ouvertures qu'il a pratiquées dans le mur d'enceinte sont toujours là !. Nous marquons ensuite une pause, devenue traditionnelle : celle du casse-croûte Cidre-rillettes, toujours très appréciée de nos vétérans. Léon Gauthier nous convie maintenant à visiter la Ferme des Commandos à Amfreville , où M. Bernard Saulnier à accueilli les 600 hommes du n° 4 commando en juin 1944 et qu'il a aidés au péril de sa vie. Ce lieu d'où se dégage un ressenti intense a servi de mess, d'hôpital de campagne, de PC et... de morgue. Notre hôte nous conquiert d'emblée par sa gentillesse, sa simplicité et son accueil extrêmement chaleureux. Extraordinaire moment d'émotion et de complicité entre deux hommes tout autant extraordinaires , Léon et Bernard. A la surprise générale, Mme Saulnier a déjà préparé l'apéritif pour l'ensemble de notre délégation, invitée à le partager dans la salle utilisée par Lord Lovat et le Colonel Dawson et où rien n'a bougé 62 ans plus tard. Une terrible émotion étreint chacun d'entre nous. nous quittons M et Mme Saulnier avec peine, leur souvenir et leur générosité restera longtemps gravé dans nos mémoires. Les gens extraordinaires sont souvent des gens simples, M et Mme Saulnier sont de ceux là.
Notre pause déjeuner est organisée cette année au restaurant le Brin de Folie à Ouistreham. Dire que le repas est apprécié est un doux euphémisme, le menu gastronomique proposé par M. Givern est un grand plaisir partagé par chacun d'entre nous. L'amitié, les rires et l'émotion sont au rendez-vous. Les journées du forum ont démarré sous les meilleurs auspices. Notre après midi est consacré à une visite plus traditionnelle avec la Pointe du Hoc, haut lieu des exploits du 2ème Bataillon de Rangers. Le groupe se dirige ensuite vers le cimetière Allemande de la Cambe, où beaucoup constatent que la tombe la plus fleurie est celle de Mickael Wittman. Idolatrie mal placée ? probablement. Dans l'entrefaite, la soirée se prépare à Biéville où notre délégation se présente à 19 h 30, assoiffée et affamée. La fatigue se fait sentir sur les visages, pourtant éclairés par le sentiment d'une journée extraordinaire. Le soleil se couche sur une vingtaine de convives heureux et harassés. Réveil en douceur le lendemain et au clairon pour l'un de nos membres - qui se reconnaîtra -. le point de rendez vous est fixé à la sortie de Caen en direction de Falaise, ce qui donne l'occasion à Robert et Alain, les intenables "frères Blackdeath" de nous offrir un aperçu inoubliable de leur sens de l'orientation. Et dire que Falaise est encore à 40 kms !... Malgré nos supputations pessimistes, le cortège arrive au grand complet pour la visite du musée de la Poche de Falaise, propriété d'un passionné. L'endroit, malgré une certaine exiguïté vaut le détour, ne serait ce que par l'extraordinaire maquette au 1/35ème de la prise de Falaise et l'étonnant tracteur chenille allemand Famo Sdkfz, l'un des derniers dinosaures des temps modernes. Nous nous dirigeons maintenant vers Trun dont nous profitons du centre ville pour avaler un sandwich rapidement mais sûrement. A Tournai sur Dives, nous attend un personnage qui va marquer notre journée : M. le maire de la commune. Nous découvrons au fil des minutes un personnage aussi attachant et disponible que passionné, tous les recoins du village dans lequel s'est joué le sort de deux armées allemandes se dévoilent sous nos yeux embués par l'émotion. Le Christ brûlé est toujours là, dans l'église, témoin des souffrances des nations en ce mois d'août 1944. La ferme de la reddition n'a pas changé, le temps semble s'être arrêté ici. M. le Maire, chacun a été comblé par votre gentillesse et ce moment d'histoire que vous nous avez offert avec simplicité et passion. Soyez sincèrement remercié pour tout cela. C'est sous le charme persistant de Tournai sur Dives et de son maire historien que nous faisons route vers le gué de Moissy et le bien nommé "couloir de la mort" ; malgré le calme et la sensation de quiétude que les lieux dégagent, les terribles combats de 1944 sont présents dans chacun de nos regards. Boijos et son manoir nous attendent un peu plus tard, haut lieu du courage des Polonais de Stanislaw Maczek. Notre journée s'achève à Montormel, mémorial bati sur le point coté 262, tenu pendant trois jours et trois nuit par la 1ère DBP face à la déferlante des SS pris dans la nasse de Chambois. De là, le panorama nous offre un terrible et non moins impressionnant aperçu de ce que l'histoire à nommé "La poche de Falaise". La fin de l'occupation en Normandie, mais pas la fin des souffrances d'une Europe en guerre pour dix mois encore. La visite du musée nous donne l'occasion de faire la connaissance d'une personne qui , une fois encore, va nous marquer : Stephane Monot, guide passionné et passionnant. Les minutes s'écoulent sans que nous nous en apercevions tant nous sommes captivés par les récits qui s'enchaînent... Notre guide s'est lui aussi pris au jeu de nos questions, il n'est plus question de visite commentée, mais de "veillée" entre passionnés. On se souvient souvent des lieux grâce à la qualité des personnes que l'on y rencontre, M. Monot, le musée mémorial de Montormel vous reconnaîtra sans aucun doute cette vertu. Notre journée est loin d'être terminée, une soirée spaghettis bolognaise nous attend maintenant chez Prosper et Raymonde, au milieu des champs de St Martin du Fresnay. Ceux qui ne les connaissaient pas ont découvert deux personnes attachantes et dont la générosité n'a d'égale que leur gentillesse. Notre soirée est chaleureuse, émaillée de fous rires et de regards complices, chacun savoure pleinement ces moments de véritable camaraderie. Non, notre forum ne ressemble à aucun autre, il a une âme, il vit , son coeur qui bat au rythme de ses membres. Tard dans la nuit, nos rires résonnent toujours, ils résonneront longtemps dans les environs de St Pierre sur Dives. Le matin du 4 juin nous trouve d'humeur morose, il est l'heure pour chacun de reprendre la route du retour. On parle peu, on se regarde, on se dit qu'il y a encore 365 jours à attendre pour revivre tout cela. 365 jours où tout sera mis en oeuvre aussi pour préparer et revivre de tels moments, pour vibrer à la vue de tous les lieux secrets et méconnus de la bataille de Normandie. Nous aurions tous souhaité que ce moment n'arrive pas aussi tôt, mais hélas il le faut. Au fil des minutes, le groupe s'égrène, s'amenuise, ne laissant derrière lui que cinq irréductibles, le coeur serré, un peu hagards. 2006 fut un cru extraordinaire, la séparation est de plus en plus pénible au fil des années. Malgré nos regrets partagés de devoir nous quitter si vite , nous gardons le coeur léger : les liens que nous sommes parvenus à créer et entretenir font que ce forum n'est pas tout à fait comme les autres. Stéphane
Delogu
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